Portfolio et projet personnel de Benjamin Brisson
Yo! Moi c’est Ben
Diplômé du CFP Lachine en photographie. Fort d’une formation technique rigoureuse et d’un œil artistique aiguisé, je me spécialise dans la capture d’images authentiques, qu’il s’agisse de portraits, d’événements ou de projets commerciaux. Mon approche humaine et professionnelle me permet de créer des images qui racontent des histoires, tout en mettant en valeur la beauté des instants simples et vrais.
Diplômé en Photographie du CFP Lachine en août 2025

Portfolio



















Projet personnel
Silence audible
La santé mentale des hommes est un enjeu médical, social et culturel trop
souvent ignoré. Depuis l’enfance, on inculque à de nombreux garçons qu’un
« vrai homme » ne pleure pas, ne montre pas ses faiblesses et doit toujours
être fort. Cette vision rigide de la masculinité pousse des millions d’hommes
à souffrir en silence, par peur du jugement ou par crainte de décevoir.
Les symptômes de détresse psychologique chez les hommes sont parfois
difficiles à reconnaître. La dépression, par exemple, peut se manifester moins
par la tristesse que par la colère, l’irritabilité, l’isolement, la consommation
excessive d’alcool ou de drogues, ou encore un surinvestissement dans le
travail. Résultat : beaucoup ne sont pas diagnostiqués à temps et, par manque
flagrant de ressources, encore moins pris en charge.
Le prix de ce silence est lourd. Au Canada, près de 13 personnes mettent
fin à leurs jours chaque jour, et 75 % d’entre elles sont des hommes. Au
Québec, en 2022, le taux de suicide chez les hommes atteignait 20 décès
pour 100 000 personnes, soit trois fois plus que chez les femmes. Le groupe
le plus touché est celui des hommes de 50 à 64 ans, avec un taux avoisinant
29,8 pour 100 000 personnes. Et si c’était votre père ?
La santé mentale des hommes est un sujet encore malheureusement tabou.
Peu de gens savent que le mois de juin est le Mois de la santé mentale des
hommes. Repérer la détresse psychologique masculine, manifester de
l’ouverture et prêter une oreille attentive peut changer la fin du film.
Trop peu d’importance est accordée à la détresse des hommes. Ceux-ci sont
isolés, ignorés, oubliés, condamnés, voire invisibles… comme s’ils n’avaient
jamais existé.
Un silence si profond qu’on pourrait presque l’entendre.



